Cochabamba

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Passage obligé des voyageurs se rendant à Torotoro, Cochabamba ne présente pas un intérêt touristique majeur. C’est pourtant la troisième ville la plus peuplée de Bolivie après Santa-Cruz et La Paz/El Alto.

Cet article sera donc bref.

C’est dans cette ville que nous avons pu expérimenter l’hospitalité légendaire bolivienne. Notre hôtel cumulait tout ce que nous avons pu détester dans les logements de ce pays : accueil exécrable (probablement le pire du séjour), eau chaude aléatoire, propreté douteuse, perte d’un vêtement donné à laver, utilisation des ordinateurs payante, pas de cuisine, etc.

Passons aux points d’intérêt de la ville. J’en ai identifié deux : la statue du Christ rédempteur et le marché.

Le premier est une gigantesque statue du Christ les bras ouverts perchée sur une colline qui domine la ville. Ostensiblement calquée sur celle de Rio, elle dépasse même cette dernière de quelques centimètres. Bien que n’y ayant pas encore été, j’ose imaginer que celle de Rio est bien plus travaillée. La structure de la statue de Cochabamba est faite en maçonnerie ; seules la tête et les mains sont sculptées.

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La statue du Christ rédempteur

Afin de voir le monument de près, une télécabine permet d’accéder facilement au sommet de la colline. Cela offre également un point de vue sur la ville.

Cochabamba possède aussi un des plus grands marchés du continent. Je l’ai traversé rapidement. Il s’agit d’une succession de stands couverts ou en plein air et de bâtiments. On sent qu’il a dû s’agrandir au fur et à mesure sans réel plan.

Au rayon bananes...
Au rayon bananes…

Même si globalement les marchandises sont assez similaires à celles que l’on trouve ailleurs dans les Andes , ce marché se distingue par l’hyperspécialisation de ses vendeurs. Par exemple, au lieu de trouver une aile « fruits », j’ai vu une allée où on ne vendait que des bananes. Même constat pour les stands de nourriture : dans une zone entière, on ne vend que du poisson frit, dans une autre que du poulet, etc. J’ai également croisé la plus grande variété de pommes de terres de tout mon séjour.

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Un large choix de patates

On n’y vend bien sûr pas seulement de la nourriture. Il y a des allées entières consacrées au bricolage, aux vêtements, aux ustensiles de cuisine, etc. L’allée la plus encombrée – on y passe dans une foule compacte – est celle des téléphones portables et autres appareils de technologie. Plus qu’un espace de vente, c’est une bourse d’échanges. J’avais sorti mon appareil photo et en moins d’une minute au moins 4 personnes ont proposé de me l’acheter.

Il y a aussi des jupes !
Il y a aussi des jupes !

L’atmospère est un peu oppressante et on est content d’arriver au bout.

C’est à peu près tout ce qui vaut le détour dans cette ville. En tant que point de passage, elle reste néanmoins agréable. Elle possède des quartiers plus huppés avec des standards plus occidentaux pour ceux qui auraient le budget.

On retiendra :

  • une ville-étape obligatoire pour se rendre à Torotoro
  • son Christ rédempteur plus haut que celui de Rio
  • son marché gigantesque et grouillant

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