A boire et à manger – Bolivie

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Deuxième épisode de notre rubrique gastronomique. Destination Bolivie.

Soyons clairs : la cuisine bolivienne est clairement loin d’entrer au panthéon de la gastronomie. Elle est proche de la cuisine péruvienne, moins ses spécialités.

Avec une moindre variété de climats que son voisin et sans accès à la mer, les fruits et légumes sont moins variés et le poisson quasi absent, à l’exception de la truite du lac Titicaca. De plus, les importations de produits étrangers sont plus limitées.

Truite et sirène
Truite et sirène

Bref, malgré ce tableau peu excitant, je vais essayer de rendre le sujet un minimum intéressant.

Plats typiques

Je n’ai pas vraiment identifié de plat typique un minimum élaboré. On retrouve souvent le pique macho, consiste en un empilement de frites, morceaux de saucisses type francfort, d’oignons crus, de boeuf émincé et d’une vague sauce jetée dessus.

Les boliviens sont aussi très friands de poulet frit : on en trouve absolument à tous les coins de rue.

Il y a les pasteles, sortes de beignet à rien, ou juste un peu de fromage.

Pastel
Pastel

Plus généralement, tout ce qui est à base de poulet, de riz et de pommes de terre constitue la base de l’alimentation.

Porc + combo 4 féculents : riz, frites, plantain et maïs
Porc + combo 4 féculents : riz, frites, plantain et maïs

Les marchés

En bon voyageurs à petit budget, nous avons pas mal squattés les marchés depuis le Pérou mais encore plus en Bolivie. Pour l’équivalent de 1 à 2 euros, il est possible d’avoir un almuerzo consistent comprenant une soupe et un plat. Parmi les options : une sorte de grosse soupe de pâtes épaisse très bonne que j’ai prise une fois à l’heure du petit-déjeuner.

Plats typiques sur un marché bolivien
Plats typiques sur un marché bolivien

Avec des prix pareils, nous avons trés peu cuisinés en Bolivie, d’autant plus que d’une part, très peu de logements sont équipés de cuisine et d’autre part, étrangement cela nous coûtait généralement plus cher rien qu’en ingrédients sans même acheter de viande. C’est à se demander comment ils gagnent leur vie.

Dans le même esprit, nous avons aussi beaucoup consommé de jus de fruits frais. De nombreux stands sur les marchés proposent des jus bon marchés. En général vendus par 500ml (le contenu du blender) à partager, ils sont servis dans des coupes en verre et  doivent donc être consommés sur place, souvent debout devant le stand. Nous options pour des cocktails jus d’orange avec fruits mixés – bananes, papayes, ananas, etc. – avec une touche de miel. On peut aussi les couper à l’eau ou au lait concentré, ajouter un oeuf ou encore de la bière pour un petit-dèj survitaminé. Tout comme pour le repas, une rapide estimation nous donnait l’impression qu’acheter les fruits dans le stand à côté nous aurait coûté plus cher.

Un petit jus ?
Un petit jus ?

La jungle

Outre les repas de notre cuisinier, simples mais parmi les meilleurs que nous ayons eu en Bolivie, nous avons eu le droit dans la jungle à « un peu d’eau fraiche et de verdure que nous prodigue la nature » comme dirait ce cher Baloo. Plus exactement, nous avons mangé ce que nous avons trouvé. L’agence qui nous a emmené dans la jungle propose d’ailleurs des séjours « survie » où les participants ne se nourrissent que de ceux qu’ils trouvent ou pêchent façon Koh-Lanta. Beaucoup abandonnent paraît-il…

Bref, au menu pour nous, fruits et insectes.

wpid-img_20141111_180014878.jpgTrès différents dans leur forme, taille, consisence et goût, les fruits sauvages de la jungle ont néanmoins un point commun :  il n’y pas grand chose à manger dessus. J’ai pu goûter le fruit d’un palmier dont la chair rappelle le goût du coco, un petit fruit rond rempli de pépin entourés d’un peu d’eau sucrée et une gousse contenant une chair pelucheuse avec un vague goût de poire.

Beaucoup de pépins

Pour la partie protéines, il existe deux parfums : menthe et coco. Le premier provient de petites termites que nous avons croquées vivantes. Le deuxième provient d’un ver qui se nourrit uniquement du noyau du fruit du palmier. Il a une texture laiteuse ; pour rester dans la citation Disney, je citerai le célèbre philosophe porcin Pumba : « un peu gluant, mais appétissant ».

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Un peu gluant mais appétissant

Les boissons

En termes de boissons, ce n’est pas la folie non plus.

La bière, basique, porte le nom de la ville qui la produit (Paceña, Potosina) comme au Pérou. Tout aussi quelconques sont leurs alcools blancs fait de canne, et leurs rares vins.

Les boissons industrielles se limitent aux sodas et aux mauvais jus.

Il existe des boissons populaires vendues dans les rues dans des grandes jarres, de toutes les couleurs, certaines agrémentées d’un fruit séché. Je n’ai pas eu l’occasion d’y goûter.

McDonalds

La Bolivie fait partie du club fermé des pays sans McDonalds. Parmi ces pays, la Bolivie est le seul où l’enseigne s’est retiré car il n’était pas rentable. Les autres n’ont jamais eu de McDonalds.

En conclusion, je dirais que sans être mauvaise, la cuisine bolivienne est basique et répétitive mais présente l’avantage d’être économique. En cas de fortes envies d’autre chose, on avait toujours la possibilité de s’offrir des pâtes ou une pizza. On a aussi trouvé à Potosí un restaurant un peu différent dans lequel on a mangé un couscous de quinoa.

Couscous de quinoa
Couscous de quinoa

2 Responses

  1. Aurelie Llorca

    Je ne sais pas si je dois dire que ce me met en appetit, surtout lorsque tu parles du ver gluant. D’ailleurs ou est la photo de la termite avalee??!!!
    Et arretez donc de boire que de la biere (surtout au ptit dej, c’est pas le mieux!!!)!
    Je sens que lorsque tu vous reviendrez, vous n’allez pas remanger de pates pendant un moment!!!
    Degustez bien en tout cas toutes ces saveurs! (je sens les odeurs jusqu’ici!)

  2. Denis Brogniart était à la recherche de 2 candidats, j’me suis permis de lui dire que vous étiez partants 😉
    Génial l’idée du beignet … à rien lol
    Pourquoi s’embarrasser de superflu ?

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